Édition synthétique

Le commerce international

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 Le commerce international et les investissements se traduisent par des flux de capitaux, des circulations de biens et de services au travers des territoires et des frontières internationales. Ces flux concernent aussi bien des produits tangibles qu’intangibles, ces derniers correspondant aux capitaux, aux assurances, aux frais de transports et de distributions et aux coûts des technologies de l’information. Sont aussi pris en compte les flux liés aux échanges internationaux des éléments clés de production, comme les investissements, le travail ou encore les technologies.

 Les modalités d’échanges dépendent d’accords internationaux, à commencer par les accords de libre-échange. La mise en œuvre de ces derniers impose des régulations et des normes, influence grandement les conditions de la concurrence et construit l’environnement économique international.

 Le niveau de participation de la Corée au sein du commerce international s’est accru de façon significative au cours des cinq dernières décades. La croissance rapide du commerce en Corée est directement liée aux stratégies de développement d’une économie orientée vers l’exportation, mise en place par le gouvernement à travers de la série des plans quinquennaux à partir de 1962. Par exemple, le volume du commerce est passé d’environ 100 millions de dollars en 1964 à plus d’un billion en 2013 (soit 559,6 milliards de dollars pour les exportations et 551,5 milliards de dollars pour les importations). La Corée du Sud se classe maintenant au 8e rang mondial pour le volume du commerce. L’économie coréenne est de ce fait plus dépendante sur le plan international.

 Les statistiques montrent une croissance tout à fait remarquable des exportations depuis les années 2000. Celles-ci se sont accrues de 150,4 milliards de dollars en 2001 à 559,6 milliards en 2013, conduisant à une croissance de la balance commerciale de 9,3 milliards à 44 milliards de dollars dans cette période. Entre 2008 et 2012, les principales marchandises exportées par la Corée étaient des bateaux, des plateformes de forage en mer et leurs composantes (ces derniers constituant les plus hauts revenus à l’exportation au cours de la dernière décennie), les semi-conducteurs, les automobiles, les écrans plats et capteurs. Les exportations de semi-conducteurs ont également augmenté de façon significative depuis 2008. En 2010, ces produits étaient devenus la marchandise la plus exportée en nombre d’unités, bien que la part de leur valeur à l’exportation ait décru en raison du déclin de leur prix sur le marché mondial en 2011. Les exportations d’automobiles sont également en hausse depuis 2010, en partie grâce au récent accord de libre-échange avec les États-Unis, mais aussi du fait de la croissance de la demande dans les autres économies avancées.

 Dans le même temps, la Corée du Sud a connu une augmentation importante de ses importations en dépit d’une récession modérée liée à la crise de 2008. C’est le pétrole brut qui est le bien importé le plus important, comptant pour plus de 30% de la valeur totale des importations depuis les années 2000. Les achats de pétrole brut par la Corée ont dépassé pour la première fois en 2011 les 100 milliards de dollars, soit le tiers du total des importations cette année-là.

 Les principaux partenaires de la Corée pour les exportations sont la Chine, les États-Unis, Singapour, le Vietnam et l’Union Européenne (UE). La Chine est le premier partenaire pour les exportations depuis le début des années 2000. Les exports vers la Chine se sont accrus de 3,8 milliards de dollars (6,1% du total des exportations) en 1989 à 173,6 milliards de dollars (31,2%) en 2013. Les exportations vers le Vietnam croissent aussi de façon accélérée depuis la fin des années 1990 du fait de la rapide hausse du volume des Investissements directs étrangers coréens dans ce pays. La proportion des exportations vers les économies avancées comme les États-Unis, le Japon, Singapour et l’Union Européenne a décru. Les importations ont suivi une voie similaire à celle des exportations. Les partenaires majeurs pour les importations de la Corée du Sud sont la Chine, le Japon, les États-Unis et l’Arabie saoudite. Parmi ces pays, la Chine est le premier pays importateur de produits coréens depuis 2007.

 La balance du commerce extérieur n’a jamais été déficitaire au cours des années 1980 et cette situation s’est poursuivie jusqu’au milieu de la décennie 1990. La balance du commerce extérieur entre 1980 et 2013 a été en moyenne de 88 milliards de dollars, avec le plus large surplus de 44 milliards de dollars en 2013 et le plus important déficit de 20,6 milliards en 1996. Depuis le milieu des années 1990, la Corée a connu principalement des surplus du fait de la hausse très importante de ses exportations. Entre 2001 et 2013, la moyenne des surplus était de 22,3 milliards de dollars. Depuis 2003, les surplus les plus importants proviennent du commerce avec la Chine. Par exemple, un surplus record de 86,6 milliards de dollars a été réalisé avec ce pays en 2013, comptant pour 19,7% du total de l’excédent commercial de la Corée. Au contraire, le déficit commercial avec le Japon s’est accru de 2,8 milliards de dollars en 1980 à 36,1 milliards de dollars en 2010. Ce déficit s’est réduit depuis 2011 grâce à une diversification des sources d’importation et à la suite de la catastrophe de Fukushima survenue cette année-là.