Édition synthétique

Mapa de las cuatro esquinas de Corea: su tierra, agua y gente

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 Le graphique présentant la part de la valeur ajoutée par secteur permet de comprendre en partie les changements survenus en Corée du Sud depuis la fin de la guerre de Corée. Il montre la tendance qui vient d’être décrite, résultat d’une planification économique de la part du gouvernement. Après les soubresauts économiques parfois brutaux des années 1960, les secteurs de l’agriculture, de la sylviculture et de la pêche ont décliné de manière continue, tandis que les industries extractives et les industries manufacturières ont connu une croissance constante, accompagnée d’une progression régulière du secteur des services, ainsi que des activités liées à l’énergie et à la construction. Le secteur des services, comprenant les banques, les secteurs de l’information et de la communication, les transports, ainsi que toutes les activités servant de support aux activités minières et manufacturière plus lourdes, a fortement augmenté parallèlement à l’essor de l’industrie.

 Si la part du secteur des services a fortement augmenté, le nombre réel d’employés de ce secteur a augmenté encore plus rapidement. Aux niveaux des collectivités régionales, les services représentent au moins 60% de la population active à l’échelle du pays. Ce chiffre s’élève à plus de 80% pour Séoul. Le pourcentage de personnes employées dans tous les secteurs des collectivités de base est lui assez variable. Le taux de chômage met en évidence des disparités régionales fortes, avec des taux de chômage notablement plus élevés dans certaines régions métropolitaines.

 

 La carte montre des différences notoires dans les taux d’activité des populations selon les provinces. Paradoxalement, les plus rurales présentent un taux d’activité élevé alors que le nombre d’emplois est bien plus important dans les provinces à fort caractère urbain. Cela est dû à la faiblesse des densités de population dans les espaces ruraux sud-coréens. La carte des taux de chômage montre également que celui-ci est élevé dans les zones urbaines en raison du grand nombre de demandeurs d’emploi par rapport à la taille de la population. De la même façon, ce taux est le plus faible dans les zones rurales où les adultes sans activité tendent moins à se placer en recherche d’emploi face à la rareté de ces derniers. Ils en viennent ainsi à échapper aux statistiques.

 En 2013, la population totale en âge de travailler s’élevait à environ 42,1 millions de personnes. La population économiquement active, c’est-à-dire occupant ou recherchant un emploi, s’élevait à 25,9 millions d’individus, dont 25,1 millions (96,9%) ayant un travail et 0,8 million (3,1%) de chômeurs à la recherche d’une activité. La population inactive était au nombre de 16,2 millions, composé de personnes ne cherchant pas un emploi pour diverses raisons (éducation des enfants, tâches ménagères, études, défense nationale, etc.).

 

 Le dynamisme de l’économie nationale peut être évalué à l’aune des chiffres de l’emploi. Le taux de participation de la population active correspond à la part de cette population (personnes occupées et personnes au chômage) en pourcentage du nombre d’habitants de plus de 15 ans. C’est l’indicateur le plus utilisé pour évaluer l’activité économique d’un pays. Le taux d’activité correspond au nombre de personnes occupées rapportée à l’ensemble population âgée de plus de 15 ans. Le taux de chômage indique quant à lui le nombre de personnes sans emploi en pourcentage de la population active.