Édition synthétique

Données thermiques et pluviométriques

prevnext

 Quatre cartes illustrent combien les données thermiques et pluviométriques varient selon les saisons et les régions. Elles permettent de préciser la complexité des paysages de la péninsule, au-delà de l’importance des mers et des reliefs dans l’organisation du territoire. De manière générale, on rencontre deux types de climats dans la partie continentale de la Corée du Sud, à savoir ceux des régions côtières et de la zone centrale.

 Ces cartes présentent les variations saisonnières. Il apparaît que le centre du pays, malgré sa proximité par rapport au littoral dans sa partie nord-est, est plus frais et arrosé par des précipitations plus fréquentes. Au printemps, les régions côtières sont réchauffées par la mer, avec des températures oscillant entre 7°C et 15°C et des précipitations allant de 240 à 450 mm. Les températures sont en revanche plus uniformes pendant l’été et peuvent monter jusqu’à 22-25°C au centre du pays, une tendance alors proche de celle de Jeju. La saison des pluies amène également de fortes précipitations estivales (600 à 900 mm) qui sont moins prononcées dans le nord-est. Les températures se rafraichissent ensuite au cours de l’automne et de l’hiver dans toute la péninsule. Pendant l’automne, elles descendent à 10°C dans les massifs montagneux, mais restent plus douces sur le littoral méridional (15°C), avant de chuter à des températures négatives, entre -4°C à 0°C, pendant l’hiver. Les précipitations diminuent également pendant ces deux saisons, jusqu’à 60 à 150 mm dans la péninsule, 150 à 200 mm à Jeju.

 Au nord-est du pays, il faut noter l’existence d’une zone géographique présentant un type de climat particulier tout au long de l’année. Cette région montagneuse culminant à 1 300 m d’altitude et située 25 km à l’ouest de Sokcho possède des températures plus fraîches et des précipitations plus fortes que dans toutes les terres basses alentour.

 Enfin, l’île de Jeju, à 100 km au large de la côte méridionale, connait logiquement un type de climat spécifique, profondément marqué par les influences océaniques, sauf pendant la période estivale. La température printanière moyenne (13°C) y est similaire à celles du sud-est de la péninsule. En automne et en hiver, les températures sont plus chaudes et les précipitations plus abondantes que sur le continent. En revanche, la température moyenne est de 25°C en été et l’île reçoit environ 700 mm de précipitations entre juin et septembre. L’ensoleillement annuel moyen est généralement faible dans les espaces insulaires. C’est par exemple le cas à Seogwipo sur l’île de Jeju (2 054,7 h/an). Les îles d’Ulleung (1 856,1 h/an) ou de Baengnyeong (2 083 h/an) présentent le même type d’ensoleillement.

 Un ensemble de quatre cartes montre les variations spatiales des différents phénomènes climatiques qui viennent d’être présentés. Trois d’entre elles ont été produites à partir de données issues de 20 stations pour l’ensemble du pays. Les données sont de fait incomplètes, mais permettent de saisir à l’échelle du pays les durées d’ensoleillement, les pertes par évaporation, les jours de brouillard, les tempêtes de sable asiatiques, les jours de grêle et d’orages. Quant à la carte de l’intensité des précipitations, elle rassemble suffisamment de données ponctuelles pour générer un modèle géographique qui démontre deux points de concentration : au nord et au sud du pays avec, entre les deux, une zone médiane avec des pluies moins intenses.

 L’ensoleillement annuel moyen est plus important dans le Gyeongsang du Nord, le littoral sud-est ou encore dans les zones les plus méridionales de la chaîne du Taebaek. Sur la côte est, Uljin connaît ainsi le plus long ensoleillement (2 373 h/an), suivie par Haenam (2 356 h/an), Busan (2 327 h/an), Daegu (2 260 h/an) et Andong (2 193 h/an). En termes d’évaporation, Yeosu sur la côte méridionale connaît les plus fortes pertes (1 377,6 mm/an), tandis que l’île de Ganghwa, à l’ouest d’Incheon, affiche les plus basses pertes (956,8 mm/an).

 L’intensité des précipitations annuelles constitue également un indice climatique. Elle est calculée en divisant les précipitations annuelles par le nombre moyen de jours de pluies. L’intensité des précipitations est relativement forte dans les régions méridionales (y compris l’île de Jeju), et dans le nord du Gyeonggi. Elle est par exemple supérieure à 20 mm/jour sur le littoral sud. Inversement, elle est faible dans la partie médiane du pays (Gyeongsang du Nord, côte ouest des deux provinces du Jeolla, et île d’Ulleung). De manière générale, les intensités annuelles des précipitations augmentent peu à peu vers le tiers nord du pays.

 La côte orientale est généralement plus touchée par le brouillard que la côte occidentale. Le mont Daegwallyeong est le plus concerné en raison de son altitude (132,3 jours/an), tandis que Changwon et Daegu sont les moins touchées (respectivement 4,8 et 6,8 jours/an). Le nombre moyen de jours de tempêtes de sable asiatiques (hwangsa) décroît, lui, d’ouest en est, avec l’intensité des vents du continent. Le maximum est enregistré à la pointe nord-ouest, sur l’île de Baengnyeong (14 jours/an), et le minimum sur celle d’Ulleung (3,4 jours/an).

 C’est à Ulleung, là encore, que l’on compte en moyenne le plus grand nombre de jours de grêle (2 jours/an), avant Baengnyeong et Séoul (1,4 jours/an). Enfin, le maximum de nombre de jours d’orages revient à Séoul (22,1 jours/an), puis à Daejeon (20,4 jours/an) et Chuncheon (20,1 jours/an), en raison d’îlots de chaleur urbaine qui produisent des pressions atmosphériques plus basses. Ce chiffre décroît d’ouest en est et c’est Ulleung qui connaît le moins ce phénomène, avec 9,3 jours/an.